Formation des moniteurs

L’Initiateur

L’Initiateur est le premier niveau d’enseignement de la plongée dans le cadre de la FFESSM. Pratiquement, l’Initiateur formera principalement les plongeurs niveau I et, dans une certaine mesure, les plongeurs niveau II (dans l’espace proche de profondeur de moins de 6 mètres). En milieu artificiel (piscine de moins de 6 mètres de profondeur), l’Initiateur peut être directeur de plongée. En milieu naturel, il enseignera forcément sous la responsabilité d’un directeur de plongée (encadrant niveau E3 au minimum i.e. moniteur fédéral 1er degré pour la FFESSM).

Prérogatives

Initiateur de club (E1)

Elles sont définies par le Code du Sport, A 322-71 à A 322-87 (reprise de l’arrêté du 22 juin 1998, modifié 2000) :

  • surveillance et organisation des séances en bassin, dans l’espace proche (zone des 6 mètres) ;
  • responsabilité d’enseignement en bassin, dans l’espace proche (zone des 6 mètres). (Directeur de plongée) ;
  • encadrement dans l’espace proche ;
  • enseignement du débutant au plongeur autonome niveau II dans l’espace proche (zone des 6 mètres). Si l’enseignement s’effectue en milieu naturel, le directeur de plongée doit être au minimum un moniteur 1er degré (encadrant E3) ;
  • participation aux jurys du brevet niveau I ;
  • en milieu artificiel : validation des compétences du brevet niveau I ;
  • équivalence UC4 du MF1 (pédagogie pratique sans scaphandre et avec scaphandre en surface). Cette équivalence s’applique également aux Initiateurs ancienne formule ;
  • équivalence initiateur entraineur apnée C1.

E2 fédéral (Initiateur + Niveau IV)

En plus des prérogatives du E1, les initiateurs de club titulaires du brevet de plongeur niveau IV peuvent :

  • enseigner la plongée au sein d’un club, dans la zone des 20 mètres (jusqu’au niveau IV), sous la direction d’un moniteur fédéral 1er degré licencié (encadrant E3) ;
  • valider les compétences du brevet niveau I ;
  • valider les plongées qu’ils ont encadrées en milieu naturel.

Ce niveau est équivalent à celui de moniteur 1 étoile CMAS.

Conditions de candidature

  • Être titulaire d’une licence F.F.E.S.S.M. en cours de validité ;
  • être âgé de 18 ans révolus à la date d’entrée en formation, stage initial compris ;
  • être titulaire du brevet de plongeur autonome niveau II minimum ou d’un titre ou diplôme équivalent ;
  • être titulaire du RIFAP de la FFESSM ou d’un diplôme admis en équivalence ;
  • avoir effectué au minimum 12 plongées en autonomie, désignées comme telles sur le carnet de plongée et validées comme telles par un E3 minimum (au sens entendu par l’arrêté de 1998 et ses annexes) ;
  • être présenté par le président du club d’appartenance ;
  • présenter un certificat médical de non-contre-indication à la plongée subaquatique de moins d’un an, délivré par un médecin fédéral ou titulaire du C.E.S. de médecine du sport (capacité ou D.U.), médecin hyperbare ou médecin de la plongée ;
  • avoir effectué les stages de formation adaptés (formation initiale, puis stage en situation).

Les épreuves de l’examen

L’examen se déroule en trois épreuves. Celles-ci ont lieu en piscine et peuvent se dérouler dans n’importe quel ordre, suivant l’organisation de la session et le nombre de candidats.

  • L’épreuve de réglementation est un test écrit. Le candidat doit répondre à une série de questions (QCM ou champs à remplir) portant sur la réglementation qui régit le statut d’initiateur (prérogatives, code du sport, responsabilité, etc).
  • L’épreuve de mannequin est un test physique. Le candidat, équipé de ses palmes, de son masque et de son tuba, doit nager une centaine de mètres en nage libre. Il doit ensuite faire un canard, descendre au fond de la piscine pour une apnée de 20 secondes chronométrée, puis remonter. Il dispose alors de 10 secondes de récupération, à l’issue desquelles il doit redescendre pour aller chercher un mannequin situé au fond de l’eau. Le candidat remonte avec le mannequin, fait le signe de détresse au jury (taper dans l’eau, bras tendu, trois fois), puis doit tracter le mannequin sur cent mètres. La totalité de l’épreuve est chronométrée.
  • L’épreuve de pédagogie, quant à elle, consiste à organiser et à mener une séance, en tant qu’encadrant, sur un sujet donné. Le candidat tire un sujet au sort et dispose de 20 minutes pour le préparer. Après quoi, il doit expliquer brièvement la situation de son élève fictif au jury (place dans la formation, prérequis), puis mener le cours auprès de l’élève en question, dont le rôle est joué par un membre du jury.

 

 

Le MF1

Le moniteur fédéral 1er degré (MF1) est un plongeur titulaire du troisième niveau d’encadrement de la FFESSM. Il bénéficie automatiquement du titre de moniteur 2 étoiles de la confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS).

Prérogatives

Les prérogatives sont :

  • Assumer les fonctions de directeur de plongée en toutes conditions.
  • Signer les carnets de plongée
  • Valider les épreuves des brevets de plongeur niveau I à niveau III.
  • Valider les épreuves des brevets de plongeur bronze, argent et or (plongée enfant).
  • Signer les aptitudes des candidats au brevet de guide de palanquée (ancien N4).
  • Valider les qualifications de plongeur niveau V – directeur de plongée en exploration.
  • Devenir moniteur Nitrox si en possession de la qualification de plongeur Nitrox confirmé
  • Valider les compétences 1, 2, 3, 4, et 7 du RIFAP (réactions et interventions face aux accidents de plongée)
  • Être membres des jurys de niveau IV et initiateur (à deux MF1 sur les épreuves physique, en doublons avec un MF2 sur les épreuves pédagogiques)
  • Valider l’aptitude UC 8 Maîtrise de la remontée d’un plongeur en difficulté de –25m des stagiaires pédagogiques MF1

L’activité d’un MF1 est uniquement bénévole. En France, pour être rémunéré, il faut être titulaire d’un brevet d’État 1er degré (BEES 1), qui possèdé les mêmes prérogatives que ci-dessus. A l’étranger, un MF1 est reconnu comme un moniteur 2 étoiles CMAS mais, là aussi, ce n’est en général pas suffisant pour exercer une activité rémunérée. Il sera souvent demandé des diplômes d’organisations à vocation plus commerciale (PADI, SSI,…).

Conditions de candidature

  • Être détenteur d’une licence de la FFESSM et être âgé de plus de 18 ans.
  • Être francophone.
  • Être détenteur du niveau 4 ou d’un équivalent.
  • Être détenteur du RIFAP.
  • Être détenteur du permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur
  • Être en possession d’un certificat médical de non contre indication à la pratique et l’enseignement de la plongée en scaphandre délivré par un médecin de la FFESSM ou un médecin titulaire du CES de médecine sportive datant de moins de 1 an.

Après avoir effectué un stage initial de 6 jours, organisé par un comité régional, le candidat devient « stagiaire pédagogique » et un livret lui est remis. Quand ce livret est totalement rempli, le candidat peut se présenter au stage final de 5 jours et ensuite, seulement, se présenter aux épreuves finales de l’examen.

Les épreuves de l’examen

  • une épreuve de remontée d’un plongeur en difficulté, il s’agit de remonter un examinateur d’une profondeur de -25 mètres avec ou sans l’aide du gilet gonflable (S.G.S.) et de le remorquer jusqu’à une embarcation.
  • une épreuve de pédagogie de la pratique : évaluation d’un cours de plongée allant du niveau 1 au niveau 4
  • une épreuve de pédagogie de la théorie : restitution d’un cours tiré au sort après préparation de maximum 30 minutes.
  • une épreuve d’organisation et de sécurité : évaluation de la capacité à organiser l’activité dans le cadre de la FFESSM.
  • une épreuve écrite ou orale de réglementation.

Photo aléatoire

<Samsung NV3, Samsung VLUU NV3>

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